Quand la British Airways, nous traite comme si elle était devenue une compagnie « Low Cost ». Je l’ai senti dès mes premières minutes arrivant à l’aérogare d’Heathrow, quand j’ai vu le vol précédent pour Paris, annulé ; et puis lorsque l’automate a refusé de me donner ma carte d’embarquement, me demandant d’aller me renseigner au comptoir du « Customer Service », prélude à une litanie de difficultés qui s’annoncent. De fait, je prends la chose avec un peu de distance, car je sais que je n’ai pas de réunions trop importantes le lendemain, et aussi que la famille est en ce moment à La Chapelle. Donc, rien de très graves comme conséquences, à priori. Je peux donc concentrer mon attention sur la manière de gérer la crise qui s’annonce, par une compagnie aérienne qui a vendu son billet près de quatre cents Euros, tout de même. Une catastrophe, de bout en bout, avec une blondasse qui se noie dans un verre d’eau, et qui pue l’hypocrisie, puisque la vérité est que tout était plié depuis le début. Deux avions, en en seul ; il n’y aura pas de désistements des passagers précédents, tout contents de venir prendre notre place sur le dernier vol. Rien n’a été fait pour essayer de renvoyer les gens sur des vols d’Air France, rien pour essayer de nous faire partir depuis les autres aéroports Londoniens. La seule chose qu’espèrent les marionnettes qui se trouvent devant nous, c’est que nous repartions sans demander ni aide, ni compensation financière, devant des arguments mièvres, insipides et hasardeux. Les personnes de British Airways ne sont absolument pas à la hauteur, demandant d’aller voir les panneaux d’hôtels au premier étage, celui des arrivées, tout en nous disant qu’ils ne pouvaient pas nous loger puisque tous les hôtels des environs étaient complets. Risibles, lamentables et inexcusables puisque ce spectacle est celui d’une compagnie qui devrait se distinguer des compagnies « Low Cost » et n’arrive finalement qu’à les rendre beaucoup plus attractifs. Messieurs, Mesdames de la British Airways, vous ne pouvez pas gagner sur tous les tableaux, et vous venez de perdre un client, pour de nombreuses années !
Archives de catégorie : Non classé
Solstice d’été
Nous sommes bientôt à la moitié de cette année 2007, en été après ce solstice fêté hier, et déjà dans une atmosphère de fin d’année … scolaire ! Delphine se débat dans sa période d’examens à Sciences-Po ; Jean-Baptiste passe des oraux pour les ENSI dans une dizaine de jours et se prépare à reprendre pour un approfondissement soit à Rennes au lycée Chateaubriand, soit dans un lycée Parisien où il pose sa candidature ; Pierre vient d’être pris de justesse en classes préparatoires scientifiques au lycée Jeanne d’Albret à Saint Germain en Laye ; Marc-André entre, sur le fil également, en première « S » ; et Thérèse nous fait honneur en intégrant les classes aménagées de musique du lycée Jean-Philippe Rameau. Je finis également cette première partie de l’année sur les genoux, ayant enchainé voyage sur voyage, et donnant le meilleur de moi-même pour le futur des technologies « sans contact ». Nous espérons prendre quelques vacances sur cette fin du mois de Juillet pour finir de consolider tous nos oisillons dans les différents lieux où ils se poseront à la rentrée, et aussi pour reprendre notre souffle. J’aspire à plus de stabilité à la maison, sur la deuxième partie de l’année ; ce qui devrait être le cas puisque je saurai beaucoup mieux définir mes objectifs professionnels et géographiques, après avoir fait quasi le tour du monde plusieurs fois depuis le 1er Janvier. Marie-Jo devrait continuer plus ou moins les mêmes activités, en les accroissant certainement comme chaque fois que nous nous enracinons quelque part ; elle démarre doucement, refusant de s’engager trop la première année, puis les bonnes habitudes reprennent le dessus !
La plus belle ville du monde … en 1862
Lu dans « récit de soldats », un an à peine après la bataille de Puebla, le 5 Mai 1862, où la glorieuse armée Mexicaine de Juarez, a défait la plus puissante armée du monde de l’époque … quelques régiments de l’armée Française ! Nous sommes au début de 1863, et le Général Bazaine a lavé l’affront de la bataille de Puebla, en s’emparant de la ville qui était le dernier verrou de la marche entre Vera Cruz et la Ville de México. Les Français avaient été abandonnés par les Espagnols et par les Loyalistes adversaires de Juarez. Mais faisons trêve de ces détails historiques, de la grande histoire … ou de la petite, car les Français étaient venus « para cobrar » (pour se faire rembourser leurs dettes) ; et contemplons la Ville, comme le firent ces soldats. Pour ceux qui l’ont contemplé depuis le haut de l’Iztacihuatl ou des contreforts d’Amecameca, pour Cortés qui fut le premier Européen trois siècle plus tôt à le faire, cette évocation enchanteresse de la plus belle ville du monde, les ravira : « Le 1er Juin 1863, nous arrivions à Buena-Vista et nous étions témoins du plus magnifique spectacle qu’il soit donné à l’homme de contempler ; nous apercevions en effet à quelques lieues devant nous et nous dominions comme d’un ballon captif l’immense vallée de México entourée de sa ceinture de montagnes bleues où s’épanouissaient comme de splendides oasis, dix villes, vingt villages, quarante fermes, entourés de jardins délicieux, et où brillaient aux rayons du soleil ses quatre ou cinq grands lacs ressemblant à des mers de vermeil en fusion, ainsi que la cime neigeuse du Popocatepetl ; puis au-dessus de ce panorama unique au monde nous admirions un ciel limpide, transparent, d’un bleu à désespérer un paysagiste et sous le dôme duquel nageaient les rayons d’un soleil de feu. De là, nous allâmes coucher à Ayotla, au pied des montagnes, sur les bords du lac de Chalco. Nous n’étions plus qu’à vingt-six kilomètres de México, et nous voyions à côté de notre camp l’immense chaussée del Marqués, la seule route directe venant de Puebla qui conduise à la Capitale ; nous nous réjouissions donc à la pensée que bientôt nous serions dans ses murs et que la guerre ne tarderait pas de finir ».
Le petit poney
En cette veille d’élection, je voudrais rappeler l’histoire, je dirais mieux, la « parabole » du « petit poney ». Cela fera bien rire les gens qui la connaissent déjà, et qui me l’ont souvent entendue raconter. C’est un livre d’enfant que j’ai « découvert » quand je devais avoir sept ans environ, l’une de mes premières lectures, de celles qui comptent. Un jeune garçon a un rêve énorme, celui de posséder un petit poney, bien à lui. Pendant des mois, il demande et redemande à son papa, de réaliser ce rêve extraordinaire, celui d’avoir un compagnon qui l’accompagnera dans ses promenades et ses solitudes. Et puis, le jour merveilleux arrive, et son papa lui offre le petit poney, avec cette condition si importante de s’en sentir responsable, de ne jamais l’oublier … le brosser, le nourrir, ne jamais arrêter de penser à son nouveau compagnon ; y penser avant soi-même. Tout est merveilleux, sa vie de petit garçon est changée radicalement, jusqu’au jour où il laisse son petit poney, sans soins, sans nourriture, parce que lui-même est fatigué et ne veut plus entendre parler de rien. Son papa l’emmène alors à la petite écurie et l’oblige à corriger son attitude, à voir la détresse de l’animal qui ne peut compter que sur le sens des responsabilités de son petit maitre. Ce soir là, les yeux lourds et dans son demi-sommeil, notre jeune héros a passé une étape de sa vie d’homme, naissant à une vie d’adulte et apprenant que la vie n’est pas simplement l’exigence du droit de posséder, de jouir, de recevoir … mais que la vie est aussi le sens du don de soi, de la prise de ses responsabilités. A sept ans, c’est pas mal … Je ne suis pas si sûr quand je regarde mes compatriotes et les candidats qui se sont présentés pour recueillir leurs suffrages, qu’ils ont tous assimilés l’expérience de notre petit héros ! Nous verrons bien demain, et puisque la campagne est terminée aujourd’hui, allez lire et relire « le petit poney » avant d’aller voter demain.
Concert en famille
Nous allons écouter un concert à l’église Saint-Symphorien, juste à côté de chez nous, à Versailles. L’effort pour y aller fut vraiment minime, quelques centaines de mètres, et nous ne fûmes pas déçus. Nous sommes accompagnés de nos deux filles, Delphine toujours sensible aux émotions artistiques, et Thérèse qui s’initie toujours plus aux joies musicales malgré les cris et les bougonnements qui emplissent la maison dès qu’elle doit s’asseoir devant son instrument, le piano. Le programme n’est ni trop long, ni trop court, avec un premier motet chanté de Jean-Sébastien Bach, puis le Canon de Pachelbel, et enfin, le « Dixit Dominus » de Haëndel. J’ai apprécié l’ensemble des trois œuvres avec bien sûr une petite préférence pour le « Dixit Dominus ». La chorale Versaillaise n’est pas professionnelle, certes, mais elle s’en approche, sous la houlette de son chef dynamique, qui semble prendre un réel plaisir à jouer la musique et à la faire partager ; en particulier, il parle avec facilité et sans verbiage au début des œuvres, pour les présenter en termes clairs et précis, et sans hésiter dans sa diction. En ce sens, il nous fait déjà passer son exigence de précision et de vivacité, que nous confirmons ensuite à l’écoute des œuvres. Je regarde les musiciens chanter le premier motet, et m’amuse à regarder leurs visages expressifs, puisque nous sommes au premier rang, à quelques quatre-cinq mètres des premiers chanteurs. Certains regardent le chef en permanence et brièvement leur partition ; d’autres font l’inverse, se recalant parfois en jetant un œil sur le chef. Le Canon de Pachelbel est joué en sa globalité, avec la Gigue qui suit les célèbres mesures que tout le monde connait, par un groupe de musiciens du conservatoire de Paris, des jeunes dont certains ne doivent pas dépasser les quinze ans. Ils sont assez extraordinaires, en particulier les deux jeunes violoncellistes qui nous font face. Leurs doigts courent sur le manche de l’instrument à une vitesse époustouflante ! Enfin, le « Dixit Dominus » que j’écoute avec ravissement, et dont je connais quasi chaque note, pour la simple raison que ce fut le premier CD que nous achetâmes quand nous arrivâmes à Aix en Provence, en 1984. Nous avons dû l’écouter plus d’une centaine de fois, jusqu’à ce qu’il disparaisse dans l’ensemble des CD’s volés lors du cambriolage que nous eûmes à México, quelques douze années plus tard. Delphine a dû l’écouter déjà avant sa naissance, puis de nombreuses fois lors de ses premières années d’existence. Est-ce que cela lui rappelle quelque chose de particulier ? En tout cas, c’est une expérience intéressante d’écouter une œuvre connue dans le moindre de ses détails, et ce soir, j’apprécie. Un souffle, une dynamique, une rythmique et des solistes de toute première qualité.
en ce début du mois de Mars
Nous sommes revenus de notre séjour Plagnard en grande forme, et … peu bronzés ! En effet, nous avons dû n’entr’apercevoir le soleil qu’une paire d’heures, de toute notre semaine … Le reste du temps, ce fût « Ombre et Brouillard », puis pour tout gâcher, la neige et la pluie pour couronner le tout. Cela n’empécha pas le déroulement des traditionnels chocolats chauds de Mutti, le diner au Refuge, la raclette en famille avec le vieil équipement « Le Rippoz »; et pour terminer, une soirée au cinéma, pour aller voir le dernier film de Clint Eastwood, les « lettres d’Iwo Jima ».
De retour à Versailles, la nature est repartie à toute allure, après ce faux hiver, laissant craindre toujours un retour de baton à la fin Mars, ou au début du mois d’Avril. Pour l’instant, ce n’est pas le cas, et nous profitons déja du jardin, où j’ai déja dû passer la tondeuse. Notre vie est rythmée depuis la semaine dernière par la correspondante Canadienne de Marc-André, Victoria ! Nous sommes allés voir aux grandes écuries du roi, le spectacle équestre et baroque de Bartabas, puis des après-midi au cinéma et des séances d’escalade à Issy les Moulineaux.
Pierre vient de passer son BAC Blanc, sans trop de casse apparente et son concours général en Espagnol ; Marc-André s’échine sur des exercices virtuels de Mathématiques que nous ne voyons jamais, Delphine a « validé ses crédits » pour la première partie de son Master à Sciences-Po, Jean-Baptiste donne des nouvelles que si on l’appelle et Thérèse continue son bonhomme de chemin.
Je vais essayer de continuer à donner des nouvelles, par ce biais !