Un dîner au FINZ

EmiratsJe suis dans l’émirat d’Abu Dhabi, depuis quelques jours, où je participais à une conférence sur l’Identité. Ce matin, je voulais prendre une paire d’heures en début d’après-midi pour aller monter à dos de chameau dans le désert … Je ne savais pas quoi faire d’autre dans cet univers si particulier, et bien vous me croirez ou pas, j’ai renoncé de moi-même, pour cause de pluie ! Ici, en plein désert à Abu Dhabi, il pleuvait … ce qui rendait la sortie un peu triste, ne trouvez-vous pas ? Je rangeais aussi mon maillot de bain que je n’avais pas oublié, cette fois, en éliminant l’option de la piscine, et je me plongeais dans mes messages professionnels, afin de ne pas prendre trop de retard. Sur la connexion de Skype, je voyais présent mon ami Bruno Bentéo, avec qui j’aime à « clavarder » parfois. Il m’expliqua qu’il était passé à Abu Dhabi, il y a un mois à peine, et que je ne devais pas me perdre l’occasion de diner au FINZ, restaurant que j’avais justement remarqué sur la plage de mon hôtel. C’est une superstructure tout en bois, avec des ventilateurs de style quasiment colonial et un service très raffiné. Je passai m’enquérir des horaires du soir, tout en regrettant de ne pouvoir aller diner dans ce lieu, accompagné comme il se doit. Le soleil revint et je restai étonné de voir cette plage incroyable, face à des gratte-ciels et des grues immenses, construisant les bureaux et les logements de ce troisième millénaire. Cela n’a rien de paradisiaque, nous ne sommes pas dans les Caraïbes ! Mais, quelques touristes à la peau blanche ont essayé de jouer à la plage idéale, alors que l’ambiance générale est évidemment plus pesante dès qu’ils sortent de l’enceinte des hôtels. Je ne viendrais pas ici en villégiature pour rien au monde, pour cette même raison et aussi parce que je ne connais pas bien le pays et les habitants et que je ne me sens pas à l’aise comme dans d’autres pays. La raison d’être de ces émirats est simplement la plus grande tolérance, une stabilité politique et des énormes quantités d’argent issues des puits de pétrole. Je regarde tout cela en spectateur intéressé, toujours prêt à apprendre et à réfléchir sur les civilisations, les économies et les cultures. Attablé à une table extérieure, je sirote un apéritif léger et je regarde les groupes qui m’entourent, essayant de deviner les situations, les origines et les raisons de la présence de chacun d’eux, comme si je lisais un Agatha Christie et que je devais démêler les fils les liant les uns aux autres. Le service est parfait, le « ceviche » est frais et le saumon grillé avec soin. C’est rare que je prenne ainsi mon temps pour profiter d’une brise marine soufflant vers le désert. Qu’importe, c’est un moment rare ; je l’apprécie !

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