Rio … Riyad …

IMG_20131117_215841Rio … Riyad … à une semaine d’intervalle, je visite deux villes qui affichent des styles complètement à l’orthogonal. Dans une première approche, ce sont les oppositions qui sautent aux yeux, évidentes, criantes, et ce n’est que dans un deuxième temps que certains aspects pourraient rassembler quelque peu ces deux mégapoles. Rio possède près de dix millions d’habitants dispersés, en cette fin de printemps austral, dans une géographie unique constituée de collines escarpées, laissant parfois échapper des langues de sable fin qui forment les plages mythiques de Botafogo, Copacabana, Leblon et Ipanema, toutes surplombées par le Corcovado, le Christ rédempteur qui étend ses bras. Riyad quant à elle a vu sa population approcher les cinq millions d’habitants regroupés sur ce lieu désertique, juste plat. Il y fait une température assez clémente à l’aube d’un hiver septentrional, et le sable est surtout craint quant il tourbillonne et rentre dans les yeux à l’occasion d’un vent de sable. La population à l’extérieur des logements a des habitudes vestimentaires et une manière de se comporter vis-à-vis des autres qui ne peuvent être plus opposées. A Sao Sebastiao do Rio de Janeiro, le culte du corps, entretenu et montré avec souvent la plus complète désinhibition est partout ; les Cariocas courent, s’entrainent, se sculptent des anatomies souvent artificielles, pour paraitre et pour s’amuser. A Riyad, nous sommes dans un vaste jeu d’échec, avec les blancs et les noirs ; longues djellabas blanches pour les hommes couverts de leur keffieh et parures noires couvrant intégralement les femmes à l’exception de la fente pour leurs yeux. On ne peut voire une plus grande opposition dans ces tenues vestimentaires qui traduisent aussi les styles de vie afférents : En quelques jours, je n’aurais pas entendu le son de la voix d’une Saoudienne, car elles seront restées muettes dans leurs promenades dans les centres commerciaux. Il me faudra alors penser aux aspects technologiques justement pour voir dans ces deux puissances émergentes une raison de croire à des traits communs : appétit pour l’adoption et l’usage de ces technologies et un consumérisme débridé que leur a légué notre monde occidental, pour le meilleur ou le pire.

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