Blaise Pascal et l’écologie

Ce matin, je repensais aux Pensées de Pascal, Blaise Pascal, œuvre que j’avais étudié en classe de Mathématiques Supérieures. J’avoue ne pas avoir été passionné à cette époque de ma vie, voyant dans ce livre que l’obstacle qui me séparait des concours et de mon intégration dans une école d’ingénieurs. Le fait aussi de lire des pensées éparses n’était pas non plus de mon goût, car j’aimais à l’époque les bons romans et les discours suivis. Le livre de poche avait alors rapidement quitté ma table de nuit, pour faire quelques stations sur ma table de travail, pour enfin se réintroduire dans la bibliothèque, endroit où il doit se trouver encore aujourd’hui, car je n’aurais pas eu l’idée de l’en déloger depuis trente ans. Pourtant ce matin, je repensais au pari Pascalien, tout en pensant aux questions d’écologie mondiale. En effet, dans le pari Pascalien, le philosophe nous explique « candidement » que nous avons tout intérêt à croire en Dieu, au Christ et en la Résurrection. Croire permet de vivre une vie pleine de joies, ayant un gradient de forces de bonté sur lesquelles s’aligner ; croire permet de donner un sens à sa vie, comme on dit vulgairement, de remplir ses pensées de tout ce que les Pères de l’Eglise, les moines, les théologiens ont accumulé pendant vingt siècles. De tout cela, on devient riche, bon, apaisé et uni à soi-même. Alors ? A la fin de sa vie, de deux choses l’une. Soit il y a vraiment un Dieu, et alors, « banco », la vie éternelle s’aligne merveilleusement avec son pèlerinage sur la terre ; soit il n’y a rien, pas de Dieu … triste, certes, mais on n’a rien vraiment perdu sur la terre, seulement vécu avec une vie pleine de sens et d’espoir et donné aussi l’exemple aux autres hommes qui nous ont entouré et connu, pendant notre vie terrestre. Mes réflexions glissent maintenant vers le réchauffement climatique et l’écologie. Nous bataillons bêtement sur des questions pour savoir s’il y a réchauffement ou pas, si nous devons faire quelque chose ou pas, et sur quelles échelles de temps. D’abord, il faudrait à toutes ces doctes personnes un petit peu d’humilité. Nous découvrons par hasard que nous comparons des mesures de températures d’il y a cinquante ans, qui furent faites avec des technologies de mesures imparfaites qui dépassent les augmentations que nous enregistrons. Nous ne savons pas expliquer pourquoi il faisait si froid du temps de Louis XIV, comment les océans échangent les masses chaudes d’eau et pourquoi elles se déplacent d’un coin à l’autre du globe ; nous suspectons les volcans d’être responsables de modifications climatiques dans des facteurs cent para rapport aux activités humaines ; et ainsi de suite… Restons donc humbles sur ces sujets, où nous pouvons, comme pour l’économie, faire tourner des ordinateurs surpuissants, mais nous hésitons sur les paramètres à injecter dans le modèle. Je crois bien sûr que les activités humaines ont un impact sur le climat, dire le contraire serait intellectuellement faux, mais … faire des prévisions sur le climat ou la température à la fin du vingt-et-unième siècle, je ne m’y risquerai pas ! Il peut facilement faire plus froid en 2100 qu’aujourd’hui, simplement si la terre se met à vibrer différemment sur son axe, comme les scientifiques le suspectent aussi. Donc, vous me voyez venir ; appliquons le pari Pascalien ! Agissons « comme si », avec humilité, avec prudence, avec amour et avec respect de la nature créée par Dieu. Ne devenons pas des cinglés de l’écologie qui voudraient adorer la déesse terre, et préféreraient arrêter l’expérience humaine sur la terre pour … la sauver ! Mais, travaillons comme jamais, réfléchissons avec toute notre intelligence sur les questions des technologies de la propreté, économisons l’énergie fossile, respectons les environnements. De tous ces travaux, naitront de nouvelles activités humaines, une économie de la propreté, des comportements responsables et du dynamisme. Et finalement, si la température se refroidit à la fin du siècle, qu’aurons-nous perdu ? Et, si au contraire, nos modèles alarmistes d’aujourd’hui sont les bons, nous aurons sauvé la planète. Allez, où est le problème ? Et au travail ! Parions comme Blaise Pascal, il y a quelques siècles !

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